PATRIMOINE
22.10.20
​Réflexion sur l'intégration des arts à l'architecture
 

La « Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics » a été instaurée en 1961 et fêtera bientôt ses 60 ans. Ainsi, plusieurs des premières œuvres d'art intégrées à des bâtiments en vertu de ce programme ont besoin d'être restaurées, en particulier celles qui se trouvent à l'extérieur. À titre d'exemple, STGM collabore actuellement à la restauration de la murale « L'homme devant la science » de Jordi Bonet, conçue lors de la construction du pavillon Adrien-Pouliot de l'Université Laval, en 1963.

À l'origine, la « mesure gouvernementale consiste à allouer environ 1 % du budget de construction d'un bâtiment, ou d'aménagement d'un site public, à la réalisation d'œuvres d'art précisément conçues pour ceux-ci. Ces œuvres s'harmonisent à l'architecture, aux espaces intérieurs ou extérieurs, à la vocation des lieux et au type d'usagers. » (source: Culture et Communication Québec).

Avec le temps, les objectifs du programme ont évolué afin d'augmenter la diffusion des œuvres des artistes du Québec auprès de l'ensemble de la population québécoise et de faire mieux connaître l'art actuel, sous toutes ses formes.

À toutes les époques, l'art et l'architecture ont été étroitement liés. Nous n'avons qu'à penser aux sculptures de pierre, boiseries, vitraux, etc. qui ornent les espaces architecturaux prémodernes. Au début du XXème siècle, les tendances de conception architecturale se sont épurées pour faire disparaître les éléments ornementaux et artistiques intégrés à l'architecture. Quelques décennies plus tard, la relation entre l'art et l'architecture est reformulée, avec la création de la Politique.

L'un des objectifs visés est l'enrichissement du cadre de vie des citoyens par la collaboration des artistes avec les architectes. À cet égard, le retour à une véritable intégration des arts à l'architecture pourrait-il être une avenue ? À l'instar de ce que le patrimoine bâti nous montre, en s'inspirant du mode de collaboration que l'architecte et l'artiste entretenaient lors de la conception d'un bâtiment, les œuvres d'art pourraient-elles former une symbiose avec l'architecture, et ainsi donner tout son sens au terme « intégration » ?


Crédits photos

Jordi Bonet - Université Laval – Photos par Alexandre Guérin.

École Face - Détail de l'entrée principale Bibliothèques de l'Université McGill, Collection d'architecture canadienne, Fonds John Bland.