OPINION
15.01.21

Stephan Langevin

Associé principal et directeur création

Les multiples personnalités de nos infrastructures démocratiques

Étant le symbole de notre démocratie, nos institutions se veulent ouvertes et accueillantes. Après tout, ces infrastructures nous appartiennent collectivement, elles sont un peu la ''maison du peuple''. En ce sens, elles doivent rester des lieux ouverts, prêts à accueillir comme il se doit et chaleureusement leur vrai propriétaire.

D'un autre côté, la démocratie étant ce qu'elle est, certaines décisions de nos dirigeants engendrent du mécontentement, des oppositions, créent des clans qui parfois peuvent s'affronter et se manifester de toute sorte de manières.

Comme architecte, nous devons être conscience de l'importance des aspects sécuritaire lorsque nous intervenons sur les bâtiments qui hébergent nos institutions démocratiques, qu'elles soient fédérales, provinciales ou locales. Présentement, STGM mène de front plusieurs projets à l'Assemblée nationale du Québec et instinctivement nous aurions tendance à reléguer au second plan les aspects de sécurité, au profit de la qualité architecturale et du design. Mais c'est un piège séduisant dans lequel il ne faut pas tomber.

Les différents éléments qui composent le système de sécurité de ces bâtiments, comme les caméras, les barrières, les détecteurs en tout genre et j’en passe, doivent faire partie des éléments principaux qui régissent leur conception. Malgré leur omniprésence, ils doivent se faire discrets, Les intégrer de la meilleure façon, sans pour autant négliger la qualité architecturale, représente un défi intéressant mais complexe. Comme tout bâtiment similaire, l'Assemblée nationale souffre peut-être d'un dédoublement de personnalité, mais on ne veut en percevoir qu'une seule, celle accueillante et bienveillante, riche de son histoire et de ses traditions, ouverte et représentative de la population.